Pour aller plus loin
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La méthode des
plantes bio-indicatrices
Résumé: la fertilité d'un sol se définit par rapport à trois facteurs : ses propriétés chimiques (présence ou pas d'éléments minéraux, disponibilité de ses éléments, ….), ses propriétés physiques (structure, porosité, tassement, …) et enfin ses propriétés biologiques (vie microbienne, minéralisation de la matière organique, …). La gestion de la fertilisation ne peut donc se limiter simplement à l'apport d'éléments minéraux, mais amener à une réflexion d'ensemble sur le fonctionnement du sol. Une méthode d'évaluation globale de la fertilité d'un sol repose sur la reconnaissance des plantes présentes sur une parcelle (qui n'est donc pas désherbée) : c'est la méthode des plantes bio-indicatrices.
Le
diagnostique foliaire
Les limites de l'analyse de terre (extrait
du document)
L'analyse de terre reste encore le critère le plus utilisé pour
raisonner la fertilisation. Certaines analyses, comme la granulométrie, le pH,
la teneur en calcaire, la teneur en matière organique, la CEC sont tout à fait
valables et utilisables dans le raisonnement des apports. Toutefois, les
analyses destinées à mesurer la disponibilité et la quantité des différents
éléments minéraux du sol font face à de nombreuses remarques.
En effet, les
méthodes utilisées au cours de ces analyses ont pour objectifs la simulation de
deux phénomènes: la solubilisation des éléments dans la solution du sol et
l'absorption de cet élément par la plante. Le premier de ces deux mécanismes, le
plus “facile“ à imiter, est déjà très imparfaitement copié par les méthodes
utilisées par les analyses de terre.
Mais le deuxième de ces deux mécanismes,
dépendant de très nombreux facteurs (sol, plante, climat), ne peut être
totalement fiable au cours des manipulations d'échantillons. Le sol, dans lequel
les racines sont distribuées de manière irrégulière, est un milieu très
hétérogène, car certaines de ses caractéristiques évoluent tout au long de
l'année. Ainsi, il est normal que l'analyse de terre, qui ne tient pas compte de
ces variations, ne rende compte que d'une image imparfaite de la situation et
disponibilité des différents éléments dans le sol.
C'est pourquoi, il est
parfois judicieux d'avoir recours à l'analyse foliaire.
